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Les Compositeurs

CUVILLIER (Charles)

Naissance : Paris, 24/04/1877
Décès : Paris, 14/02/1955 (77 ans)
 
Johnny Jones (and his sister Sue). air détaché : Waltz (1920)

 

Illustration Georges Kugelmann Benda
 

 

 

Internet

Lettre aux frères Isola au sujet de l'audition de "Incognito" (20 février 1928, projet avorté)

 

 

 

 

Internet

Phryné, première oeuvre de Charles Cuvillier, éditée en 1920.

 

 

 

 

Coll. Jacques Gana

"The lilac domino", partition complète, édition moderne

 

 

 

 

Internet

Laïs. Son petit frère, première oeuvre de Charles Cuvillier et André Barde, et version originale de Laïs (1907)

 

 

 

 

Coll. Jacques Gana

Avant hier matin. La première oeuvre de Charles Cuvillier (1905). Couverture de la partition complète

 

Illustration LM
 

 

 

Coll. Jacques Gana

The Lilac Domino. Le plus grand succès de Charles Cuvillier (édition australienne, 1920)

 

 

 

 

NLA

The Lilac Domino. Le plus grand succès de Charles Cuvillier (édition australienne, 1920)

 

 

 

 

NLA

The Lilac Domino, air détaché : Lilac Domino Valse

 

 

 

 

Coll. "Images musicales"

"Afgar". Air détaché : L'Eté de la Saint Martin

 

Illustration Clérice frères
 

 

 

Coll. "Images musicales"

Johnny Jones and his sister Sue. Air détaché : Fox-Trot

 

 

 

 

Coll. "Images musicales"

Charles Cuvillier

 

Illustration Gaston et Lucien Manuel
Extr. de : Programme de "La Reine joyeuse" (reprise, 1929)
 

 

 

Coll. Jacques Gana

Oeuvres
  568 j.
La Reine joyeuse 1918 296 J.
Florabella 1920
Nonnette 1922 48 J.
Annabella 1922 45 J.
Bob et moi 1924 44 J.
Qui êtes-vous ? 1926
Boulard et ses filles 1929 94 J.
Laïs 1929
Le Train de 8h47 1936 41 J.
Articles de presse
Comoedia

08/11/1912

"L'initiatrice", opérette rare de Charles Cuvillier (Concert Mayol 1912). Critique par Georges Talmont.
Comoedia

26/08/1920

Projets avortés : "Le Danseur Inconnu", "Le Domino Lilas", "Phryné" (Phryné fut éditée en 1920 par Enoch). Brève par Charles Cuvillier.
Le Figaro

12/10/1920

Création à Londres (octobre 1920), "The Naughty Princess", "Johnny Jones". Brève.
Le Gaulois

17/12/1922

"Le Danseur inconnu", "Moins trente", projets avortés. Article par Jacques Brindejont-Offenbach.
Comoedia

26/07/1926

"Ca ira", "Je ne me rappelle plus", projets avortés (1926). Brève.
Comoedia

22/09/1928

"La Duchesse des Folies Bergère", projet avorté (1928). Brève.
Comoedia

08/02/1929

"Mouramour", projet avorté (1929). Brève.
Comoedia

20/08/1930

"Incognito", d'après "Le Danseur inconnu" de Tristan Bernard, projet avorté (1930). Article.
Comoedia

28/07/1935

Projet avorté (Galeries St Hubert, Bruxelles, 1935). Brève.

Il devient célèbre du jour au lendemain avec sa première oeuvre, une petite opérette en deux actes simplement accompagnée au piano, sur un livret de Tristan Bernard, "Avant-hier matin" (1905). En 1906, il fait représenter "Son petit frère", en deux actes également mais plus ambitieuse, qui est intéressante à deux titres : d'abord, c'est le premier livret d'André Barde qui deviendra dans les années 20 et 30 un des plus importants librettistes du genre ; ensuite, c'est cette pièce qui, remaniée et étendue à trois actes (par l'ajout du premier), deviendra "Laïs" en 1912 (représentée à Londres en 1920 et Paris en 1929). C'est une fantaisie antique dans la lignée d'Offenbach et de Terrasse, du genre qui verra naître "Phi-Phi" en 1918.
Au cours des années 1905-1918, Charles Cuvillier va produire régulièrement des pièces qui connaîtront un petit succès mais jamais autant que ses deux premières, les plus connues étant "Afgar" (1909, remontée avec succès à New York en 1920) et "La Reine joyeuse" (1912, remaniée en 1918, "The Naughty Princess" à Londres et New York en 1920).

Entre 1912 et 1922, il fait parallèlement carrière en Allemagne, puis en Angleterre et aux Etats Unis ; c'est à Londres qu'il connaîtra son plus gros succès, "The Lilac Domino" (créé à Leipzig en 1912, New York en 1914 et Londres en 1918, filmé en 1940 et toujours régulièrement représenté), suivi de "Johnny Jones and his sister Sue" et "Sunshine of the World" (les deux en 1920 : avec les créations anglaises de "Avant-hier matin et "La reine joyeuse", Cuvillier réussit à se faire jouer dans 4 théâtres londoniens cette année-là !), ces dernières oeuvres n'ayant jamais été montées en France.

Après guerre, Cuvillier ne parviendra jamais vraiment à revenir au premier plan. Pourtant, il fait souvent preuve d'une jolie veine mélodique et d'invention rythmique. Il a été un des premiers avant la guerre à s'intéresser aux rythmes anglo-saxons, mais a sans doute eu le tort d'être d'une génération bâtarde, trop jeune avant la guerre et trop vieille après, à l'instar par exemple d'Henri Hirchmann ou d'Albert Chantrier.

Entre 1928 et 1930, la presse annonça à plusieurs reprises la création d'"Incognito", version musicale du "Danseur inconnu" de Tristan Bernard. Mais la pièce ne vit jamais la scène...

D'une façon générale, non seulement Charles Cuvillier fut le champion du recyclage, avec de perpétuels remaniements de ses anciens succès, mais il fut également champion des projets avortés : on ne cesse de voir annoncées dans Comoedia des pièces qui ne virent jamais le jour...

Sa dernière pièce de l'entre-deux-guerres, composée en 1936 autour de l'adaptation scénique par Léo Marchès (1912) du roman de Courteline "Le Train de 8h47" (1905) est mise en musique de façon volontairement "rétro" pour l'époque, afin de la situer dans un style proche du caf'conc' 1900, époque du roman original. Ce fut également la dernière pièce écrite par André Barde, qui commença et finit sa carrière dans le théâtre musical avec lui.

Il ne sortit pas beaucoup du théâtre, n'étant pas un compositeur de chansons comme Christiné, Yvain ou Moretti. Il écrivit cependant la partition d'un film d'Abel Gance, "Le roman d'un jeune homme pauvre" (1935), celui-ci ayant souvent choisi des compositeurs de théâtre (Yvain, Moretti, Lattès, par exemple).

Après la guerre, on retrouve la trace de Charles Cuvillier en province en 1947-1948 : son "Domino Lilas", qui lui avait valu son plus gros succès 30 ans plus tôt à Londres, fut enfin monté en France, à Mulhouse. L'année suivante, il composa un opéra-comique de compilation d'après Auber, "Les Favorites", pour Nancy. Ces deux pièces étaient interprétées par Willy Clément.

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