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Ernest. Partition complète

 

 

 

 

Coll. Jacques Gana

Ernest. Air détaché

 

 

 

 

Coll. "Images musicales"

Ernest. Mary-Hett

 

Illustration Julien Pavil (1897-1952)
Extr. de : Comoedia, 15.12.1924
 

 

 

BNF Gallica

Ernest. Fagan

 

Illustration Julien Pavil (1897-1952)
Extr. de : Comoedia, 15.12.1924
 

 

 

BNF Gallica

Ernest. Félix Oudart

 

Illustration Julien Pavil (1897-1952)
Extr. de : Comoedia, 15.12.1924
 

 

 

BNF Gallica

Ernest. Victor Larbey

 

Illustration Julien Pavil (1897-1952)
Extr. de : Comoedia, 15.12.1924
 

 

 

BNF Gallica

 

Ernest

  opérette en 3 actes
Texte ABRIC (Léon) (Livret)
BOURGUEIL (Jacques) (Livret)
Musique LARBEY (Victor)
Représentations
Représentations à Paris jusqu'en 1944 55 jours
Folies Dramatiques 13/12/1924 - 05/02/1925 55 Création
Distribution à la création
M. OUDART (Félix) Ernest
M. CARPENTIER (Marcel) Courtinet
M. JOBIN (André) Lucien
M. SIMEON (André) Le Brigadier de gendarmerie
M. HEDE Le Gendarme, L'Huissier
M. ZANNO L'Inspecteur de Police
Mme FAGAN (Renée) Félicie
Mme MARY-HETT Hortense (Mme Brodard)
Mme PERREY (Mireille) Jacqueline
Mme ARNOUX (Lucy) Jacqueline (en alternance)
Mme MOSES Maryvonne

direction musicale BERVILY (Edouard)
mise en scène GARBAGNI (Paul)

Programme
1925 Folies Dramatiques
Coll. Jacques Gana
L'Histoire
Résumé de la pièce

× C'est une simple histoire, au cours de laquelle l'imagination fantaisiste d'un homme que le destin a voulu sympathique, est la cause d'une série de catastrophes, comme il convient dans une pièce qui vise souvent à la bouffonnerie et dont le but est surtout de fournir à un compositeur le moyen d'exercer sa verve, son humour et sa gaîté.

Mme Vve Brodard (Hortense) est propriétaire d'une maison de pâtes alimentaires qu'elle dirige elle-même... pour son malheur, car la « maison est dans les pommes », ainsi que l'explique une employée. Hortense et sa fille Jacqueline souffrent d'une maladie héréditaire : elles ont le « cœur aphone », elles sont insensibles à l'amour. C'est dommage, parce qu'elles se voient recherchées par M. Courtinet, président du Syndicat des Potages Français, et son fils Lucien, qui prépare son doctorat en droit : « Le père, la mère ; le fils, la fille », comme il est chanté. Et M. Courtinet, gros créancier de l'usine, a obtenu un jugement qui lui permet d'exécuter Mme Brodard, si ses avances amoureuses ne sont pas accueillies.

Une employée fidèle, Félicie, type populaire de brave fille, déplore cet état de choses, et en fait part à son bon ami Ernest, affectueux, mais intermittent, et qui vient lui dire bonjour, en passant.

Ernest est une manière de bohème qui a le don de l'innovation. Il invente, il perfectionne à tour de bras. Que ne l'a-t-on prévenu ? Il eût tiré la maison Brodard d'embarras. Peut-être en est-il temps encore? Voici justement Hortense à laquelle Ernest, sans dire un mot de ses relations avec Félicie, s'impose comme directeur technique. « Mais la maison va fermer ! » Avec Ernest, elle ne fermera pas, car devant les yeux de Courtinet, survenu avec l'huissier qui va saisir, Ernest, le nouveau directeur, fait miroiter des prospérités nouvelles, qui résulteront d'un tas d'innovations dans l'ordre des pâtes. De plus, Ernest s'engage à s'occuper, pour Courtinet et Lucien, de leurs affaires de cœur. L'huissier lui-même est conquis ! Et la fabrique va repartir...

Au 2e acte, elle est repartie. Les commandes affluent, tout indique que les inventions alimentaires d'Ernest vont faire la fortune de la maison Brodard. Aussi, dans une petite fête intime, célèbre-t-on la gloire du nouveau directeur technique.
Rassurés du côté matériel, nos personnages sont maintenant tout à leurs aventures sentimentales. Ernest a tenu parole : le cœur d'Hortense s'est ému, celui de Jacqueline également. Joie de Courtinet et de son fils. Il s'agit d'arriver à la conclusion des mariages espérés. C'est à Félicie, l'amie d'Ernest, que ces dames confient leur état d'âme. Et il s'est passé ceci, que si l'amour les a transportées, c'est au bénéfice d'Ernest lui-même. Ernest, vers qui vont spontanément les affections. Félicie, qui adore Ernest, va-t-elle se révolter ? Au contraire ! Elle voit là, pour son ami, le moyen de s'élever de quelques échelons sur l'échelle sociale. Elle se sacrifie et exige de lui, sous peine des pires catastrophes, qu'il choisisse entre la mère et la fille, pour devenir un « monsieur très bien ». Entre temps, les Courtinet ont été mis au courant ; ils sont furieux. Et le père est prêt à retirer sa commandite, ce qui n'est pas pour effrayer Ernest, puisque les clients s'empressent !

Les choses se précipitent... Hortense et Jacqueline, qui perdent la tête, se jettent dans les bras d'Ernest. Courtinet survenu, explose ; sa fureur n'a plus de bornes. Ernest l'envoie promener. Mais hélas, une erreur de fabrication fait que les pâtes nouvelles causent des désastres jusque dans l'organisme de braves municipaux, à ce point que la justice s'est inquiétée, et que l'on vient prier Mme Brodard, chef de la maison, de comparaître devant le Commissaire de police. (C'est l'arrestation probable... Ernest revendique la responsabilité, mais comme tout cela peut tourner mal, il profite du désordre aimable que cause le rapprochement d'une délégation de gardes républicains et des ouvrières de l'usine, pour s'échapper avec Hortense qu'il tient à accompagner dans son malheur...

Et dans la petite ville de .Cossounet-sur-Cozzou, voici une boutique de frivolités, à l'instar des lingeries parisiennes. Des clientes provinciales y potinent, puis s'en vont. Et nous apprenons que Jacqueline est propriétaire de cette maison, où elle est secondée par Félicie et aidée par Ernest, devenu son mari par suite de circonstances imprévues. La bonniche Maryvonne les a suivis. Félicie « se mange les sangs », mais sa peine s'atténue de ce que Jacqueline,, dès le « oui » prononcé, a vu clair dans son cœur; elle n'aime pas Ernest, et son mariage est demeuré un mariage blanc; Quant à Hortense, elle est en Angleterre, où elle attend la fin de l'instruction ouverte sur les agissements de la maison Brodard. Courtinet et son fils ne sont plus que des souvenirs — et des regrets, peut-être, d e la part de Jacqueline, en ce qui concerne Lucien... Les nouveaux habitants de Cossounet sont visiblement à bout de nerfs, car ils vivent d'ans une atmosphère chargée d'électricité. Et voici le coup de tonnerre : Hortense revient, elle a son non-lieu. Elle aussi, — mais à Folkestone — a dû épouser Ernest par la force des circonstances. Mariage blanc également, mais mariage tout de même. Ernest est donc bigame; les gendarmes viennent le relancer pour ce crime, il est perdu, il va s'échapper. Mais Félicie, qui n'en peut plus, le « reveut » et à son tour veut être épousée. Ernest se sent devenir fou, quand paraît le substitut - un jeune substitut qui n'est autre que Lucien. Interrogatoire, sévérités judiciaires. Mais Jacqueline, restée seule avec Lucien, lui fait avouer qu'il l'aime toujours... Et Lucien n'est venu que pour ça. Les deux mariages d'Ernest sont, dans leur origine, frappés de nullité. Ernest le découvre dans le moment même que Lucien l'annonce. Survient Courtinet qui a suivi dégrisé le développement de cette affaire. Et la pièce se termine le plus moralement du monde, puisque c'est par trois mariages, trois mariages tout à fait valables, cette fois.

[Extrait du programme original]

Critiques et articles de presse
Comoedia 15/12/1924 Critique par Pierre Maudru.
Le Figaro 16/12/1924 Critique par André Messager.
Le Gaulois 16/12/1924 Article.
La Presse 16/12/1924 Article par Jane Catulle-Mendès.
Partitions imprimées chant-piano

Editeur : Max Eschig, 1925

Ernest ! Ernest !
J'suis qu'une bille
Faut pas prêter l'homme qu'on aime
Partition complète (142 p) 1932

Enregistrements originaux ECMF

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Enregistrement intégral d'après la partition
complète chant-piano originale (Enrgt. 2004)


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