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Mannequins. Partition complète (24 x 32 cm)

 

Illustration Henri Manuel
 

 

 

Coll. Jacques Gana

Mannequins. Affiche du film

 

 

 

 

Mannequins. Représentation

 

 

 

 

Mannequins. Air détaché : Les Rois de l'étalage (27 x 35 cm)

 

 

 

 

Coll. Jacques Gana

Mannequins. Air détaché : Un Amant (27 x 35 cm)

 

 

 

 

Coll. Jacques Gana

Mannequins. Edmée Favart

 

Illustration Henri Manuel
Extr. de : Comoedia, 31.10.1925
 

 

 

BNF Gallica

Mannequins. Jacques Bousquet

 

Illustration Henri Manuel
Extr. de : Comoedia, 31.10.1925
 

 

 

BNF Gallica

Mannequins. Henri Falk

 

Illustration Henri Manuel
Extr. de : Comoedia, 31.10.1925
 

 

 

BNF Gallica

Mannequins. Version filmée (1933). Noël-Noël

 

Extr. de : Comoedia, 14.07.1933
 

 

 

BNF Gallica

Mannequins. Version filmée (1933). Edmée Favart

 

Extr. de : Comoedia, 15.07.1933
 

 

 

BNF Gallica

Mannequins. Version filmée (1933). Noël-Noël et Pierre Juvenet

 

Extr. de : Comoedia, 22.07.1933
 

 

 

BNF Gallica

 

Mannequins

  féérie opérette en 3 actes et 8 tableaux
Texte BOUSQUET (Jacques) (Livret)
FALK (Henri) (Livret)
Musique SZULC (Joseph)
Représentations
Représentations à Paris jusqu'en 1944 221 jours
Capucines 30/10/1925 - 29/03/1926 151 Création
Bouffes Parisiens 26/04/1928 - 20/06/1928 56
Montrouge 07/02/1930 - 13/02/1930 7
Ternes 14/02/1930 - 20/02/1930 7
Distribution à la création
M. PÉRIER (Jean) Le Marquis
M. HIERONIMUS (René) Le Vicomte
M. LOUVIGNY (Jacques) Alfred
M. GASTHONS White Lotus
M. DESTREY (René) Pygmalion
Mme FAVART (Edmée) Micheline, Fleur de Pêcher
Mme DOR (Christiane) Rose
Mme CLAIRETTE (Jane) La Belle au bois dormant
Mme PASCALINE Risette
Mme PEPEE Nonoche
M. FENONJOIS (Henri) Emile
Mme BREDY (Germaine) Deuxième cliente

direction musicale BERNY (Jules)

Programme
1928 Bouffes Parisiens (reprise)
Coll. Jacques Gana

créée aux Capucines accompagnée d'un seul piano (comme la plupart du temps dans ce minuscule théâtre), cette pièce s'est vue dotée d'un orchestre lors de sa reprise aux Bouffes Parisiens en avril 1928, dirigé par Albert Valsien.

L'Histoire
Résumé de la pièce

× En introduction, La Belle au Bois dormant qui sommeilla cent années et Pygmalion amoureux d'une statue, viennent créer une gracieuse atmosphère féerique. Ensuite nous sommes transportés dans un grand magasins de nouveautés. A droite, Alfred vend des gants, à gauche, Micheline préside un comptoir de fleurs. On s'aime, bien entendu Mais Alfred est poète et doué d'une imagination exigeante. Aussi prodigue-t-il ses compliments aux belles clientes. Bien mieux, deux vendeuses l’ont surpris apres la fermeture du magasin, qui se glissait dans une vitrine et courtisait avec flamme, un mannequin, le plus beau nommé Fleur de Pêcher, vêtu somptueusement, et dont le visage ressemble à celui de Micheline. Il débitait des vers, il demandait un rendez-vous. Ou va lui faire une farce, en répondant a sa supplique. Une lettre est posée sur sou comptoir, l'invitant à une nouvelle visite, et signée Fleur de Pêcher. II la découvre, s'exalte, et au lieu de sortir avec les autres employés, il se cache sous son comptoir. Dès qu'il est seul, complétant sa toilette d’une fleur et d'une pane de gants, il se précipite vers la vitrine de ses amours.

A son contact, Fleur de Pêcher, son frère le marquis, en costume de chasse, son fiancé, le vicomte, en tenue de tennis, sa petite sœur en chapeau de jardin, la bonne Rose, qui sert le thé dans l’ombrage du parc étale devant le château et même le chien, tous s'animent, connaissent la vie. Et tout de suite leur seront, révélés les bonheurs et les vices humains. Fleur de Pêcher ne saurait épouser Alfred, à cause de sa roture, mais afin de savourer les mystères de l'amour, ignorés des mannequins, elle le prendra pour amant après être devenue la femme légitime du vicomte. Rose rêve d'être riche, et se se faire entretenir par le marquis. Mais, quand elle lui dévoile son dessein, il la repousse. Une bonne, fi donc. Pourtant, tout ce monde a un « Dieu » le chef de rayon, qui peut, à son gré, changer de condition les uns et les autres. Ainsi fait-il soudain du vicomte, un livreur de combustible conduisant un triporteur, et de la petite bonne, une élégante à trois rangs de perles, et ordonne-t-il le transfert des mannequins à Deauville.

Depuis qu'elle est somptueuse, le marquis s'est épris de Rose. Et la fonction créant l'organe, le voici prêt a témoigner son amour, et bien en peine, par ignorance, de le faire. Alfred sera son guide. Naturellement la révélation, totale pour lui, n'est que demi-compte pour la jeune Rose qui initiera, à son tour, l’ex-vicomte-livreur, en le couvrant d'abord de cadeaux.

Par contre, Fleur de Pêcher, sans fiancé, se résout à épouser Alfred, bien que l'équilibre de l’existence lui paraisse ainsi rompu. Heureusement « Dieu » complète la vitrine avec un milliardaire américain dont le yacht, White lotus est en rade. Fleur de Pêcher l’aguiche et s'en fait agréer. Alfred réintégrera donc son rôle d'amant futur, celui de mari étant échu au milliardaire.

Le mariage a lieu. C’est le soir des Noces. Devant un grand lit neigeux, la mariée est entourée de soubrettes présentant son trousseau, car la vitrine représente une grande exposition de blanc. Arrive Alfred pour qui l'heure du berger vient enfin de sonner. Mais il ne peut jouir à son gré. La grande lumière d'abord, le gêne. Puis le vicomte, le père, le mari, tour à tour ou ensemble, le dérangent. Même la petite sœur survient avec un fusil de bois. Comme Fleur de Pêcher, un peu déçue des tergiversations trop éloquentes et pas assez actives d'Alfred, lui préfère le Yankee, Alfred saisit le fusil de bois, vise et tue Fleur de Pécher.

Brouhaha. C’est le chef de rayon qui survient avec deux garçons de magasin, et s'ahurit a trouver Alfred dans la vitrine.

Tout ceci n'était qu’un rêve. Le pseudo-poète reconnaîtra que la réalité, sous forme de Micheline est bien supérieure à toutes les fantasmagories qui, vues de près, ressemblent étrangement à l'humanité avec toutes ses faiblesses. Une amoureuse union liera le vendeur de gants et la vendeuse de fleurs.

[Extrait de "La Presse", 1er novembre 1925]

Le mannequin des grands magasins, création du haut commerce moderne, est un acteur muet placé dans un décor de théâtre et visiblement prêt à tenir son rôle dans la comédie humaine. Un marquis en costume de chasse, un jeune vicomte en tenue sportive, une coquette ingénue, une soubrette malicieuse, une fillette en fleur et un millionnaire américain placés successivement dans le cadre d'un château, d'une plage mondaine et d'une chambre à coucher, voilà six poupées en quête d'une âme, voilà six personnages en quête d'auteur. Depuis longtemps, ils étaient là, cambrés, avantageux, décoratifs, le petit doigt levé, le coude arrondi et les lèvres entr'ouvertes prêtes à lancer la première réplique d'une pièce que personne n'avait eu jusqu'ici la charité d'écrire à leur intention. Cette pièce, MM. Jacques Bousquet et Henri Falk viennent de la composer avec une ingéniosité et un esprit qui dépassent les limites d'une simple fantaisie théâtrale.

Avec une logique philosophique dont l'ironie est fort savoureuse, ils nous ont fait admettre qu'en s'animant le peuple des mannequins prenait contact avec la vie dans un esprit de loyauté exempt de tous préjugés. Il garde une confiance aveugle dans l'orthodoxie de ce catéchisme impérieux et mathématique qui règle minutieusement leur existence et qui traduit toutes les idées et tous les sentiments en chiffres connus : lé catalogue. Appliquant systématiquement les concepts sociologiques qu'ils ont puisé dans ce code, ces néophytes aboutissent avec une candeur toute voltai-rienne à des conclusions qui mettent en lumière toutes les absurdités et toutes les injustices de nos moeurs, toutes les lacunes de notre morale et toutes les erreurs de notre civilisation. C'est une critique très fine et très incisive et qui va très loin. On songe à tous les philosophes qui ont noté les réactions d'un Huron, d'un Persan ou d'un Candide en présence du spectacle de notre vie quotidienne. On retrouve dans cette savoureuse fantaisie toute la profondeur des théories de l'école sensualiste : chacune de ces poupées est la moderne réplique de la fameuse « statue » de Condil-lac, enrichie successivement de nos divers organes de perception et reconstruisant toute la philosophie et la métaphysique de l'univers à l'aide des données de ses sens et des conséquences qu'elle en tire.

Ces mannequins découvrent les principes essentiels de l'harmonie du monde et des conventions sociales. Ils savent que l'habit fait le moine et que l'on prend vite la mentalité de son milieu et de sa profession. Ils découvrent immédiatement les preuves ontologiques de l'existence de Dieu. L'Etre Suprême est pour eux ce personnage si majestueux à barbe grise et à cravate blanche qui, d'un geste du doigt sur un commutateur, sait allumer ou éteindre le soleil, qui fait accéder une humble servante aux plus hautes sphères mondâmes en remplaçant son tablier de linon par une robe du soir et un manteau de fourrure, et peut, quand il lui plaît, en le dépouillant de son smoking et en le revêtant d'une tenue de garçon livreur, faire d'un noble décavé un virtuose du triporteur.

Il y a là une forme souriante de la sagesse profonde qui est essentiellement un article de Paris. Certains peuples ont besoin d'une extraordinaire solennité et d'une gravité rébarbative pour mettre en mouvement leur machine à penser. Ce fut toujours une des séductions de l'esprit français de répudier tout parti pris de pédantisme dans ses travaux de haute école. On nous accuse trop souvent de frivolité pour que nous ne saisissions pas cette occasion de montrer tout ce qu'il y a de sagacité et d'ironique clairvoyance dans nos badinages et notre air amusé. Dire gaiement et spirituellement des choses profondes est une de nos vertus nationales. On nous pardonnera d'avoir cédé au désir de nous féliciter égoïstement de posséder encore de prétendus amuseurs capables de nous donner de si jolies leçons de philosophie avec le sourire.

[Extrait du programme original, reprise aux Bouffes parisiens, avril 1928]

... Et voici que soudain, sans crier gare, deux librettistes se sont avisés de donner à un théâtre de Paris une pièce faite sur mesure pour des spectateurs parisiens. Sans aucune ironie, on peut saluer comme une sorte de miracle cette audacieuse initiative et son succès réconfortant.

Rien n'est plus déplaisant que de faire étalage d'un nationalisme agressif à propos d'un divertissement de Paris. On a trop souvent abusé des grands mots pour de petites choses. Mais aujourd'hui il est bien difficile de résister à la tentation de marquer un point en' faveur d'un des caractères ethniques les plus personnels et les plus séduisants de l'esprit de chez nous : je veux parler de ce privilège que possèdent nos écrivains et nos penseurs d'aborder en se jouant les sujets les plus sérieux et de les traiter avec une pénétration qui n'exclut pas la bonne humeur. Qu'on ne s'y trompe pas, c'est là une vertu extrêmement rare et qui constitue une de nos élégances intellectuelles les plus recommandables.

Quel est donc, me direz-vous, le programme de ce cours de philosophie que l'on professe dans cette coquette Faculté ? Celui-ci : n'avez-vous pas été frappé de l'importance prise depuis quelques années par l'art des étalagistes ? Nos grands magasins, en particulier, ont lancé une formule de vitrine tout à fait caractéristique. Ils ont créé une humanité de cire qui a pour mission de faire entrer dans le rythme de la vie quotidienne les vêtements, les meubles et les bibelots qui nous tendent une étiquette engageante. Les mannequins forment une véritable société inconsciente, mais organisée. Ces sages habitent une maison de verre. Ils vivent sous les yeux des passants avec une ingénuité parfaite. Des messieurs n'éprouvent aucun embarras à nous montrer leurs caleçons ou leurs bretelles et les dames nous révèlent leurs dessous avec une charmante innocence. Toutes les classes de la société sont représentées ici par leur type idéal. La beauté, l'élégance, la distinction, la morgue aristocratique, la grâce hautaine et la mutine espièglerie y fleurissent avec une merveilleuse abondance. C'est en réalité une sur-humanité que l'on propose à notre admiration en s'efforçant sournoisement de nous convaincre qu'il nous suffira de passer à la caisse du magasin pour nous élever nous-mêmes à ce type supérieur.

[Extrait de "L'Illustration", 14 novembre 1925, publié dans le programme original, reprise aux Bouffes parisiens, avril 1928]

Critiques et articles de presse
Larousse mensuel 01/10/1925 Critique.
Le Gaulois 31/10/1925 Article.
Comoedia 31/10/1925 Critique par Pierre Maudru / Armory / Albert du Meylin.
(suite)
Le Figaro 01/11/1925 Critique par André Messager.
La Presse 01/11/1925 Article par Jane Catulle-Mendès.
La Rampe 15/11/1925 L'envers d'un triomphe aux Capucines. Article.
Comoedia 25/04/1928 Reprise aux Bouffes Parisiens (avril 1928). Article par Jules Delini.
Le Gaulois 28/04/1928 Reprise aux Bouffes Parisiens (avril 1928). Article.
Le Matin 29/04/1928 Reprise aux Bouffes Parisiens (avril 1928). Critique.
La Semaine de Paris 04/05/1928 Reprise aux Bouffes Parisiens (avril 1928). Critique.
Le Ménestrel 04/05/1928 Reprise aux Bouffes Parisiens (avril 1928). Critique par Pierre de Lapommeraye.
Comoedia 14/07/1933 Version filmée (1933). Photo.
Comoedia 15/07/1933 Version filmée (1933). Photo.
Comoedia 18/07/1933 Version filmée (1933). Autour de "Mannequins". Article par Arlette Jazarin.
L'Européen 21/07/1933 Version filmée (1933). Critique.
Comoedia 22/07/1933 Version filmée (1933). Photo.
Partitions imprimées chant-piano

Editeur : Salabert, 1925

Partition complète (130 p)
Un Amant
Comprenez-moi
Les Rois de l'étalage

Enregistrements originaux ECMF

Cliquez pour lire le document

Enregistrement intégral d'après la partition
complète chant-piano originale (Enrgt. 2003)

Version filmée, TV, vidéo

Version filmée (1933) 1933
(Sortie le 11 juillet 1933).

Avec : Noël-Noël (Alfred), Edmée Favart (Micheline, Fleur de Pêcher), Gaby Basset (Rose), Paul Amiot (L' inspecteur), Pierre Juvenet (Le marquis), Arielle (Trianon), Ketty Pierson (Une vendeuse), Sylviane Mancel (Soeurette), René Hiéronimus (Le vicomte), Moriss (White Lotus), Raymond Dariel, Wanda Warel

Réalisation René Hervil.
Scénario adapté par les auteurs.

Enregistrements après 1945,
disques et radio, documents
Diffusions radio RDF/RTF/ORTF
20/04/1955
Avec : Dachary (Lina), Vacquier (Charlotte), Prudhon (Huguette), Quertant (Fernand), Tirmont (Dominique), Rey (Gaston), Doniat (Aimé), Lovano (Lucien) - Dir. Cariven (Marcel) - orch. radio Lille
Cliquez pour lire le document Résumé de la pièce avec extraits des dialogues et des lyrics 1925

Enregistrements 78T/mn
Par les créateurs au théâtre
Ah ! ta parole / FAVART (Edmée) (chant)
PATHE X 91048 (1933)
La parole / FAVART (Edmée) (chant)
PATHE Sap 2122 (1925)
La Parole / FAVART (Edmée) (chant)
SALABERT 150 (1925)
Les Rois de l'étalage / FAVART (Edmée) (chant)
POLYDOR 522630 (1933)
Oui, mon mariage / FAVART (Edmée) (chant)
POLYDOR 522630 (1933)
Un amant / FAVART (Edmée) (chant)
PATHE Sap 2122 (1925)
Un amant / FAVART (Edmée) (chant)
SALABERT 150 (1925)
Un mari, un amant / FAVART (Edmée) (chant)
PATHE X 91048 (1933)
Par des interprètes n'ayant pas participé à la création
Les Rois de l'étalage / MIAMI DANCE ORCHESTRA (orchestre)
PATHE Sap 6817 (1925)
Les Rois de l'étalage / MIAMI DANCE ORCHESTRA (orchestre)
SALABERT 136 (1925)
Un amant / MIAMI DANCE ORCHESTRA (orchestre)
PATHE Sap 6814 (1925)
Un amant / MIAMI DANCE ORCHESTRA (orchestre)
SALABERT 136 (1925)

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