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Nonnette. Sonia Alny, Cousin, J. Perriat, Arletty, Berthez, G. Berry, Castelli

 

 

 

 

Nonnette. Partition complète (24 x 32 cm)

 

Illustration Roger de Valerio (1886-1951)
 

 

 

Coll. Jacques Gana

Nonnette. Air détaché : Le Droit à l'amour

 

 

 

 

Coll. "Images musicales"

Nonnette. Air détaché : Le Bout du nez

 

 

 

 

Coll. "Images musicales"

Nonnette. Sonia Alny

 

Extr. de : Le Matin, 29.03.1922
 

 

 

BNF Gallica

Nonnette. Armand Berthez

 

Extr. de : Le Matin, 29.03.1922
 

 

 

BNF Gallica

Nonnette. Représentation

 

Illustration Henri Manuel
Extr. de : La Rampe, 09.04.1922
 

 

 

BNF Gallica

Nonnette. Berthez (Gonzague)

 

Illustration Pazzi
Extr. de : La Rampe, 09.04.1922
 

 

 

BNF Gallica

Nonnette.

 

Illustration Henri Manuel
Extr. de : Comoedia, 29.03.1922
 

 

 

BNF Gallica

Nonnette.

 

Illustration Henri Manuel
Extr. de : Comoedia, 29.03.1922
 

 

 

BNF Gallica

 

Nonnette

  opérette en 3 actes
Texte BARDE (André) (Livret)
Musique CUVILLIER (Charles)
Représentations
Représentations à Paris jusqu'en 1944 48 jours
Capucines 28/03/1922 - 14/05/1922 48 Création
Distribution à la création
M. BERTHEZ (Armand) Gonzague
M. CASTELLI Brantôme
M. COUSIN (G.) Matteo Pontremolli
M. SAULIEU (Emile) Carlo Dandolo
M. LOCHE Da Capo
Mme PERRIAT (Jeanne) Rosalba
Mme ALNY (Sonia) Lucrezia (la "nonnette")
Mme ARLETTY Biondella
Mme MERINDOL Dame Léonarde
Mme BARON (Liliane) Teresina Belvidera
Mme DORVAL Bianca
Mme DARCOURT (Juliette) Paola
M. BERY (G.) Petruccio
Mme JOSYANE Francesca
Mme RAPHANE Isotta
Mme SIAM (Lucette) Antonia
M. FLACHAT Gregorio
M. MONTI Benvolio

direction musicale PORÉE (André)
mise en scène SAINRAT

La pièce est une adaptation de la "Vie des dames galantes" de Brantôme, qui est un des personnages principaux de la pièce. Comme souvent chez Cuvillier (et comme chez Lattès, par exemple) la musique est un mélange de musiques populaires et savantes. Yvain tentera aussi la formule dans "La Dame en décolleté", mais ce ne sera pas un succès.
C'est sans doute la meilleure oeuvre de Cuvillier. C'est aussi la première pièce importante d'André Barde après la guerre (Florabella, représentée auparavant, était une reprise d'une oeuvre créée en 1916 à Londres), et on y reconnaît son style, mélange de grivoiserie, de satire politique et parfois de gravité.
C'est enfin le premier pas dans l'opérette d'Arletty, qui sera un des piliers du genre jusqu'en 1936.
Les 3 mêmes se retrouveront deux ans plus tard pour "Bob et moi", mais l'oeuvre, moins ambitieuse musicalement, sera moins réussie.
Anecdote : une semaine après la première de Nonnette aux Capucines, une autre oeuvre de Charles Cuvillier était créée : la musique de scène pour "Les Joyeuses commères de Windsor" de Shakespeare à l'Odéon. Éclectique !

L'Histoire
Résumé de la pièce

× Qui l’emportera de la célèbre Rosalba, la grande courtisane de Venise, ou de la florentine Térésina Belvidera ? L’une est blonde, l’autre est brune. La Rosalba est la maîtresse du grand Inquisiteur, le vieux Mattéo Pontremolli, et la Térésina, flanquée d’une pseudo-mère, la dame Léonarde, qui reçoit, pour en jouer le rôle, une allocation mensuelle de vingt ducats, a fait tout exprès le voyage de Venise pour lui enlever son amant. Autour d'elles, évoluent de louches personnages, des policiers, des conspirateurs, et principalement le sieur Gonzague, secrétaire intime du vieux Matteo, homme à tout faire et prêt à toutes les trahisons au profit de qui y met le prix. Il y a un complot, un enlèvement, des loups de velours, tous les accessoires enfin qui sont de rigueur dans une opérette qui se passe à Venise, au temps de la Renaissance, et vous pensez bien qu’il y est aussi question du Doge, du Conseil des Dix, des plombs et du Grand Canal...

Voilà donc nos deux courtisanes dans la lice, et leur champ clos est un bal donné par la Térésina en l’honneur du grand Inquisiteur. Cependant les deux adversaires paraissent assez défiantes d’elles-mêmes et de la vertu de leurs propres charmes, et comme elles semblent bien connaître... mettons le cœur, pour n’être point obligé de préciser, de Matteo Pontremolli, elle entreprennent, sans s’être consultées, de le prendre par son faible. A ce vieillard amoureux de chair jeune et novice, elles offrent, l’une et l’autre, un fruit vert qui sera l’appât où elles auront caché leur hameçon. Mais la Térésina n’a pas de chance : la jeune et suave danseuse, toute menue et toute blonde, dont elle offre la primeur à l’Inquisiteur, est bien appétissante, puisqu’elle se révèle sous les espèces charmantes et perverses de la jolie Biondella ; seulement, il se découvre qu’elle n’est qu’une fille à matelots, qui a fait tous les bouges du port.

La Rosalba a la main plus heureuse. C’est une innocence authentique qui sera l'instrument de son ambition : Lucrezia, sa propre cousine, qui arrive de son village pour entrer au couvent, et qui ignore toutes les choses de la vie, et principalement celles de l’amour. On devine si le petit vieux, devant tant de blancheur, tant de blondeur, tant de candeur, frétille et s’apprête à se pâmer. Hélas ! la Rosalba, tout autant que sa rivale, mais pour d’autres raisons, échoue dans l’instant même où elle pense triompher ! Ne voit-elle pas que cette petite sotte de Lucrezia. s’est avisée de s’amouracher d’un brillant cavalier français. qui vient d arriver à Venise, et qui n’est autre que le sire de Brantôme ?

Brantôme, qui a vingt-cinq ans alors et ne nous cèle point qu’il contera plus tard la Vie des Dames galantes, est venu à Venise pour y chercher du plaisir, mais du plaisir facile et normal, et, comme il a des scrupules, étant gentilhomme français, il ne se soucie point de cueillir une fleur d’innocence qui, pourtant, bien que sans songer à mal, s’offre à lui avec une candide gaillardise. Finalement tout s’arrangera le mieux du monde : Lucrezia, déçue, mais toujours pure, renoncera à la carrière du vice qui ne lui a laissé entrevoir que des déboires, et elle regagnera son village pour entrer au couvent. Térésina, qui n’est pas de taille, en sera pour ses frais, et l’intrigue s’achèvera dans le triomphe de la Rosalba, dont les talents politiques méritent l’admiration du Grand Inquisiteur, et qui se décidera à faire une fin en l’épousant. Entre temps, nous aurons vu congédier ce ruffian de Gonzague, exagérément épais dans la traîtrise, et cette vieille procureuse de Léonarde, changeant de fille, passer, toujours en qualité de mère, aux gages de la Rosalba.

[Extrait de "Comoedia", 29 mars 1922]

Critiques et articles de presse
Comoedia 28/03/1922 Répétition générale par Jules Delini.
Le Figaro 29/03/1922 Critique.
Le Gaulois 29/03/1922 Critique par Louis Schneider.
Le Matin 29/03/1922 Critique par Fred Orthys.
L'Echo de Paris 29/03/1922 Critique par Paul Gordeaux.
Journal des Débats 29/03/1922 Critique par Gustave Fréjaville.
Comoedia 29/03/1922 Critique par Georges Bourdon / Jean Bastia.
(suite)
Le Rappel 30/03/1922 Critique par Emile Marsy.
Le Temps 30/03/1922 Critique par Adolphe Aderer.
La Rampe 09/04/1922 Critique.
La Rampe 09/04/1922 Critique.
Partitions imprimées chant-piano

Editeur : Salabert, 1922

Partition complète (143 p)
Bercez-moi contre vous
Le Bout du nez
Les cloches du mariage
Le Couvent des Capucines
Le Droit à l'amour
La Leçon de grammaire
L'Ouvrière en chambre
Un Baiser
Venise
C'est un bonbon
Un Baiser (in "Album Salabert piano seul" n° 4)

Enregistrements originaux ECMF

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Enregistrement intégral d'après la partition
complète chant-piano originale (Enrgt. 2003)


Enregistrements après 1945,
disques et radio, documents
Diffusions radio RDF/RTF/ORTF
23/09/1948
Avec : Lenoty (René), Rolland (Jane), Clément (Willy) - Dir. Kreder (Jean-Paul)

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