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Prince chéri. Partition complète (24 x 32 cm)

 

 

 

 

Coll. Jacques Gana

Prince chéri. Nora Divry

 

Extr. de : Comoedia, 01.04.1931
 

 

 

BNF Gallica

 

Prince chéri

  opérette en 3 actes
Texte GUILLOT DE SAIX (Livret)
WATTYNE (Pierre de) (Livret)
CLAUDE (Marcelle) (Livret)
Musique RENIEU (Lionel)
Représentations
Représentations à Paris jusqu'en 1944
Trianon Lyrique 31/03/1931 Création
Distribution à la création
M. MARCEL (Leon) Le Prince Charles Joseph de Ligne
M. PERALDI Le Comte Charles Eric de Sparre
M. DARTHEZ (Robert) Jean Nicolas d'Hannetaire
M. DARNOIS (Paul) Sauveur Legros, dit Pinson
Mme DIVRY (Nora) Angélique d'Hannetaire
Mme BECKER (Yvonne) Eugénie d'Hannetaire
Mme MOREAU (Andrée) Anémone
Mme CHAMPELL Rosalide
Mme MATHIS (Milly) Toinon, femme de Josse

direction musicale ARCHAINBAUD (Emile)

L'Histoire
Résumé de la pièce

× Le prince de Ligne, joli garçon, pourri de dettes, s'est vu couper les vivres par son père, las des folies du jouvenceau. Le jeune homme possède un ami sûr en la personne du comte de Sparre qui met sa bourse à sa disposition et qui lui garde son dévouement, bien que l'amour les mette souvent l'un et l'autre en rivalité.

Tel Almaviva, le prince de Ligne voudrait être aimé pour lui-même, non pour son titre. Il troque sa personnalité contre celle, d'un rimailleur, Pinson. Celui-ce se présente donc à tous comme étant le prince. Dans l'auberge où s'est fait l'échange des habits et des noms arrive une troupe de comédiens qui. vient prendre possession du Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Ai-je dit que Mons était le lieu de l'action? Cette troupe se compose du directeur, de sa maîtresse, de sa sœur et de ses deux filles. La cadette, Angélique, est une. véritable Cendrillon, en butte aux persécutions des trois autres femmes.

Mais tandis que le directeur, sa maîtresse et sa soeur n'ont d'yeux que pour le faux prince de Ligne — au point de mettre immédiatement en répétitions et de déclarer un chef-d'œuvre sa dernière ineptie — Angélique s'éprendra sincèrement du véritable prince qui, après avoir hésité entre la brune et la blonde, entre l'aînée et la cadette, laissera bien volontiers la première à son ami de Sparre pour épouser la seconde à la stupéfaction et à la confusion de toute la famille.

[Extrait de "Comoedia", 1er avril 1931]

ACTE PREMIER
Un joli relais des environs de Mons, intitulé « Au Grand Doudou » est en liesse : une fête rustique s'y déroule, et la musique du régiment des dragons de Ligne répète une nouvelle marche en attendant que le prince-capitaine, qu’on ne connaît pas encore, vienne rejoindre sa compagnie.
Angélique d’Hannetaire et sa soeur Eugénie, ainsi que Rosalide, chanteuses du « Théâtre-sur-la-Monnoye », sont venues au-devant de leurs parents qui vont arriver de Paris : Nicolas d’Hannetaire, petit nobliau tout gonflé de son importance, et sa seconde femme Anémone, une duègne incandescente.
Le prince arrive, lui aussi, avec Gustave-Eric de Sparre, son ami et compagnon d’armes, qui l’accompagne dans l’exil que lui vaut son désargentement. Mais s’il se plie à la volonté paternelle, en s’éloignant des cours et de leurs bonnes fortunes, sa belle humeur n’en est pas atteinte, et ne le voilà-t-il pas que, voulant être aimé pour lui-même, il troque ses vêtements contre ceux du premier venu, en l’occurrence le rimailleur Sauveur Legros, dit Pinson du Parnasse, afin de vivre une aventure galante. La rencontre imprévue — et inespérée — de la jolie Angélique et de la hautaine Eugénie ne doit pas être étrangère à cette fantaisie.
Eugénie ne pense qu’à se créer une situation par ses charmes, tandis qu’Angélique, toute de grâce et d’espièglerie, reste la Cen-drillon de sa famille.
Sparre ébauche une amourette avec Angélique, et Charles se croira véritablement épris d’Eugénie. Mais leurs amours seront contrariées par la présence du faux prince de Ligne (Pinson), qui en raison de son titre emprunté, deviendra la coqueluche des
d’Hannetaire. Jean-Nicolas ne jurera que par lui, Anémone ne pourra suffisamment l’admirer et Eugénie se voit déjà princesse ! Seule, Angélique se soucie fort peu de l’Altesse, car dès le premier moment, son cœur a parlé, et la voilà attirée, malgré le déguisement, par le prétendu poète, le véritable Prince-Chéri...
Après s’être restaurés, les d'Hannetaire reprennent, dans la soirée, la diligence pour Bruxelles et, tandis que le prince et Sparre les iront rejoindre à franc étrier, une retraite militaire aux flambeaux anime le village de ses chants et de sa gaîté.

ACTE II
L’action se déroule dans un des foyers du « Théâtre-sur-la-Monnoye » vers 1765 ; dans le fond, on aperçoit des danseuses qui s'exercent au foyer de la danse, tandis qu’au foyer même, le poète Pinson, qu’on prend toujours pour le prince de Ligne, achève la lecture d’un scénario de ballet. Les d’Hannetaire se pâment. Angélique, qui dit ce qu’elle pense, se fait réprimander.
C’est à ce moment qu’arrivent le comte de Sparre et le prince véritable, qui, sous le nom de M. Prunier, quémande un emploi au théâtre pour se rapprocher d’Eugénie. D’Hannetaire l’engage comme souffleur afin d’être agréable au comte, et le prince entre aussitôt en fonctions. Mais la proximité de l’objet de ses désirs le prive de ses moyens, et une déclaration brûlante froisse profondément Eugénie, qui ne vise à rien moins que de faire la conquête de Pinson, qu’elle croit être le prince. Anémone aussi, dont les vers ridicules n’ont pu séduire le faux prince, continue à brûler d’amour pour lui et lui accorde la main d’Eugénie afin de le maintenir auprès d’elle.
Puis les portes s’ouvrent, et l’on répète le Ballet du Parnasse galant, ou Les Amours contrariées du valeureux Alcide et de la belle Amphitrite.
Pendant ce temps, Angélique s’éprend de plus en plus vivement du véritable prince, qui — sans s’en douter peut-être — apprécie sa grâce et ses qualités.
Afin d’annoncer les fiançailles d’Eugénie et de Pinson — qu’on croit toujours être le véritable prince de Ligne, — d’Hannetaire rassemble tout son monde. Craignant que les choses n’aillent trop loin, Sparre se décide à présenter son ami Charles-Joseph sous son véritable nom. Hélas, les événements les desservent, car on découvre le prince embrassant Angélique, au grand scandale de la société assemblée.
Aussi d’Hannetaire prie-t-il les deux amis de passer leur chemin et tandis que les chœurs chantent le bonheur des fiancés, Angélique sanglote, pauvre petite Cendrillon délaissée...

ACTE III
Cet acte est situé dans les jardins de Baudour, où Angélique, par la suite, séjourna longtemps. Sparre fait les honneurs du château et accueille la famille d’Hannetaire, venue de Bruxelles pour donner aux invités la primeur de Céphalide ou les Nouveaux Mariages samnites, l’opéra-comique que le prince de Ligne destine au Théâtre-sur-la-Monnoye,
Eugénie s’est lassée du faux prince et supplie son père de ne pas lui imposer ce mariage. Sparre, décidément de plus en plus épris d’elle, démasque Pinson au grand dam de tous ceux qui n avaient pas eu assez d éloges pour lui.
C'est à ce moment que les portes s’ouvrent au haut du perron. Les valets en livrée, puis les trompettes des dragons de Ligne se rangent sur les degrés et, au son de la marche du régiment, le prince véritable paraît. L étonnement se cache sous les profondes révérences des invités et de la famille d Hannetaire, mais le prince, qui voit enfin clair dans son cœur, n a d yeux que pour Angélique, qu’il serre sur sa poitrine, tandis qu Eugénie se donnera au comte de Sparre.

[Extrait de "Autour de Prince chéri"]

Critiques et articles de presse
Comoedia 28/03/1931 Avant-première.
Comoedia 31/03/1931 Avant-première.
Comoedia 01/04/1931 Photo.
Comoedia 01/04/1931 Critique.
Le Figaro 02/04/1931 Critique par Intérim.
Le Matin 03/04/1931 Critique par Jean Prudhomme.
Paris Soir 04/04/1931 Critique par Pierre-Octave Ferroud.
Larousse mensuel 01/05/1931 Critique.
Comoedia 12/08/1935 Article.
Comoedia 25/02/1936 Création à Tourcoing (février 1936). Article.
Editions imprimées

(chant-piano sauf mention contraire)

Editeur : Max Eschig, 1932

Partition complète (175 p.)

Enregistrements originaux ECMF

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Enregistrement intégral d'après la partition
complète chant-piano originale (Enrgt. 2007)


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