Accueil     Présentation     Liens     Remerciements     Actualité du site     Contact  
  Oeuvres     Auteurs     Compositeurs     Interprètes     Techniciens     Editeurs     Théâtres     Chronologie     Documents     SACD    
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

 

 

Mes amours

  opérette en 2 actes
Texte MARCHAND (Léopold) (Livret)
WILLEMETZ (Albert) (Lyrics)
Musique STRAUS (Oscar)
Représentations
Représentations à Paris jusqu'en 1944 18 jours
Marigny 03/05/1940 - 20/05/1940 18 Création
Distribution à la création
M. LUGUET (André) Edouard, lord McFair
M. ALLARD (Robert) Larkin, intendant
M. TRÉVILLE (Roger) Boris Edouardovitch
M. VALLÉE (Marcel) Dr David Kirkady
M. LEROY (Geo) Dick Courtjarret
M. HASTI (Robert) Barton, majordome
Mme DINAY (Monette) Bobbie
Mme BOTENY (Sophia) Maria Carminata
Mme VENIAT (Jeanne) Bianca Carminata
Mme WYN (Colette) Stacia
Mme DESHAYS Svetlana

chorégraphie SKIBINE
décors DESHAYS (Raymond)
direction musicale CAUTRAUX
direction musicale COURTIOUX (Aimé)
mise en scène BAUMER (Jacques)

D'après "The Bachelor father", pièce anglaise parlée de Edward Childs Carpenter (28.02.1928, Belasco Theatre, Broadway), qui avait déjà été adaptée au cinéma en 1931, en version américaine et française ("Le Père célibataire", adapt. Yves Mirande, avec André Luguet et Lili Damita). André Luguet reprit donc le rôle qu'il avait déjà tenu 9 ans plus tôt.

Cette pièce est avec "Ma belle Marseillaise" (le 3 mars précédent) la seule créée à Paris entre la déclaration de guerre et la fermeture des théâtres, quelques jours avant l'armistice du 22 juin 1940 (la dernière avant la déclaration de guerre était "Leurs majestés", en mai 1939, après quoi il n'y avait eu que des reprises). La fermeture sera de courte durée : dès le 19 septembre, les Bouffes Parisiens donnent le signal de la reprise, avec le retour de l'inusable "Phi Phi", suivi par "Ta bouche" au Palais-Royal et "Rose-Marie" au CHâtelet, trois valeurs sûres !

L'Histoire
Résumé de la pièce

× La pièce se passe de nos jours. Elle commence en Ecosse en novembre 1938, à Ornesey-Castle, le splendide château du richissime marquis d’Ornesey, lord Mac Fair. Ce grand seigneur est parvenu à la vieillesse - une verte vieillesse - sans avoir de femme... légitime. Par contre il a connu beaucoup de maîtresses ; et comme il a beaucoup d’ordre - grâce à son intendant - chacune a son dossier où sont consignés tous les renseignements la concernant.

Lord Mac Fair s’ennuie, maintenant, seul avec ses domestiques, dans sa somptueuse demeure ! Un soir, il s’avise de se faire lire par le jeune Larkin, qui a succédé à son père comme intendant, les documents sur ses anciennes « amies ». Il y retrouve la preuve de l’existence de trois enfants de lui ! Il éprouve soudain le désir de les voir ; et il ouvre aussitôt à Larkin un crédit illimité afin qu’il aille les chercher pour les amener à Ornesey.

L'un, Boris, vit à Moscou, où il est devenu un membre influent du « parti » ; il est artiste, compositeur de musique et militant très actif. Larkin parvient, tout de même, à le décider à le suivre en Ecosse.

De Moscou nous irons à Naples, et là, nous trouverons Maria, charmante jeune fille, cantatrice comme sa mère, la Carminata.

Enfin, c’est à New-York, pendant la nuit de Noël, que Larkin découvre le troisième rejeton du Lord, la gentille et très alerte Bobbie, qui dirige une troupe de girls et, de plus, est une hardie et habile aviatrice.

Le 18 avril 1939, tout ce monde sera réuni à Ornesey-Castle. Lord Mac Fair étant absent au moment de leur arrivée, ses trois enfants ont le temps et le moyen de faire connaissance et de s’entendre au sujet de la conduite à tenir envers ce père qui leur tombe du ciel.

Le premier contact sera, vous le pensez bien, assez mouvementé ; Boris, Maria et Bobbie sont dépaysés dans ce château où leur turbulence bouleverse toutes les habitudes. Leur père est un peu déconcerté en présence de ces jeunes gens si indisciplinés. Pourtant ils conviennent entre eux de se livrer à un essai de quinze jours. A ce moment ils verront s’ils doivent continuer la vie en commun, ou si chacun reprendra sa liberté.

Je n’ai pas besoin de dire que le vieux lord s’attache profondément à ses entants, qui, de leur côté, éprouvent bientôt pour lui une affection sincère.

Tout va donc pour le mieux ; mais nous sommes dans le domaine de l’opérette où il est nécessaire de compliquer les événements.

Bobbie a décidé de participer à une grande course d’avions d’Ecosse en Amérique. Son père et Larkin, qui l’aime, essayent de l’empêcher de commettre ce qu’ils considèrent comme une dangereuse folie : elle ne les écoute pas ; elle part.

Maria est appelée à l’Opéra de Paris où elle va remplacer au pied levé, dans La Traviata, une grande cantatrice souffrante. C’est peut-être la gloire ! Hélas, Boris l’a suivie ; il ne veut pas qu’elle monte sur les planches d’un théâtre bourgeois. Il s’entend avec le délégué ; celui-ci obéit sans chercher à comprendre à « l’ordre de Moscou », et déclenche une grève.

A la fin, vous n’en doutiez pas, tout s’arrange. Nos personnages sont, de nouveau, réunis a Ornesey-Castle. Bobbie revient victorieuse, ce qui couvre de gloire la famille entière ; il se trouve, que Maria n’est pas la sœur de Boris, elle pourra donc l’épouser, tandis que Bobbie deviendra la femme de Larkin, et le Lord les engage à avoir des enfants le plus tôt possible, afin qu’il puisse voir comment ils sont... quand ils sont tout petits !

[Extrait du "Petit bleu", 8 mai 1940]

Critiques et articles de presse
Le Matin 23/04/1940 Article.
Excelsior 02/05/1940 Avant-première.
Le Figaro 03/05/1940 Annonce par Albert Willemetz.
L'Intransigeant 03/05/1940 Annonce.
La Liberté 03/05/1940 Article par Madeleine Vimont.
L'Ordre 05/05/1940 Article par Paul Achard.
Le Journal 06/05/1940 Article par RB.
Paris-Midi 07/05/1940 Article par Charles Gombault.
Le Matin 08/05/1940 Critique par Jean Prudhomme.
Paris Soir 08/05/1940 Article par GJ Gros.
Le Petit bleu 08/05/1940 Article par Emile Mas.
Excelsior 09/05/1940 Critique par Roger Cousin.
Le Ménestrel 10/05/1940 Critique par Paul Bertrand.
Partitions imprimées chant-piano

Editeur : Choudens, 1940

Partition complète (? p)
Le Sentiment (chant seul)
Chérie ! Chérie ! (chant seul)
Dis-moi (chant seul)
Les Joies de la paternité (chant seul)
Là-haut, au pays des oiseaux (chant seul)
Sérénade italienne (chant seul)
Sur un air de swing (chant seul)

Version filmée, TV, vidéo

La pièce originale anglaise avait été adaptée au cinéma aux USA en 1931.


Site conçu et réalisé par Jacques GANA - Illustrations et enregistrements sonores © leurs éditeurs et ayants droit respectifs